mardi 25 septembre 2007

Un mondial dominé par l'hemisphere sud
















Les trois premières semaines de la Coupe du monde ont notamment été marquées par la domination des trois nations majeures de l'hémisphère sud (Nouvelle-Zélande, Afrique du Sud, Australie), par la priorité accordée à la défense et au jeu au pied, ainsi que par un énorme engouement populaire.

Le Sud domine. Premiers qualifiés pour les quarts de finale, les trois "grands" de l'hémipshère sud, la Nouvelle-Zélande, l'Australie et l'Afrique du Sud, ont franchi sans encombre les trois premiers matches. Les All Blacks, qui ont inscrit 75 points de moyenne et qui affronteront la Roumanie samedi, devraient aborder les quarts de finale sans match-repère face à un adversaire de gros calibre. Les Wallabies ont eux été accrochés au pays de Galles, finalement battu (32-20), alors que les Springboks, qui alignaient une équipe bis au coup d'envoi, ont peiné pour battre les Tonga (30-25).

L'Angleterre à la peine. L'Angleterre ne semble pas en mesure de conserver le titre conquis en 2003. Victorieux des Etats-Unis (28-10) et des Samoa (44-22), mais balayés par l'Afrique du Sud (36-0), les Anglais joueront leur qualification face à l'équipe surprise, les Tonga, lors d'un véritable 8e de finale, vendredi au Parc des Princes. Le XV de la Rose possède certes un pack solide mais, en l'absence de Jason Robinson, blessé, manque d'une individualité capable de faire la différence.

Jeu au pied. Cette sixième Coupe du monde, qui consacre la priorité accordée par toutes les équipes à la défense, a confirmé le grand retour du jeu au pied, déjà à l'oeuvre dans les compétitions internationales majeures (Tri-nations, Tournoi des six nations). Les équipes privilégient l'occupation du camp adverse, avant de "lancer" le jeu. Et face au renforcement des murailles défensives, elles usent du jeu au pied "tactique" au niveau des deuxième et troisième rideaux, souvent désertés.

Succès populaire. A l'exception de Fidji - Canada et Galles - Japon (à Cardiff), et d'Ecosse - Roumanie (à Murrayfield), tous les matches ont été disputés dans des stades pleins et colorés. Le taux moyen de remplissage atteint 89%, et 94% pour les rencontres disputées en France. Certaines affiches mineures ont même été jouées devant des tribunes pleines, comme Argentine - Namibie (55.000 spectateurs) ou Italie - Portugal (45.476).

Le Mondial des petits. Les nations présumées petites ont enflammé le premier tour, encouragées par le soutien du public. La Namibie, qui a bien résisté face à l'Irlande, ainsi que les Fidji et le Japon, se livrant à un duel passionné, ont déclenché un phénomène populaire. Comme le "petit poucet", le Portugal, auteur d'un essai chaudement fêté face aux All Blacks, largement victorieux (108-13). Mais l'équipe des Tonga est la véritable révélation de ce début de Coupe du monde, grâce à ses succès sur les Etats-Unis et les Samoa et à une belle résistance face à l'Afrique du Sud, qui lui ouvrent les portes d'un match décisif pour la qualification face à l'Angleterre, vendredi au Parc des Princes.

Ces petites équipes peuvent déplorer un calendrier défavorable, qui les oblige pour certaines à disputer quatre matches en l'espace de 16 (Portugal, Tonga) ou 17 jours (Namibie, Japon, Fidji) contre 23 jours pour la France, 21 pour l'Australie, la Nouvelle-Zélande et l'Afrique du Sud.

Les jeunes s'affirment. En attendant la véritable entrée en scène des meilleurs joueurs de la planète à partir des quarts de finale, la première phase a vu l'éclosion de quelques grands espoirs. D'abord le N.8 Tongien Finau Maka, épatant de puissance et de technique. Le demi d'ouverture australien Berrick Barnes a lui profité de l'absence du "grand" Stephen Larkham pour éclater à la face du monde. Comme le Sud-Africain François Steyn qui, en l'absence de Jean De Villiers, s'est fait une place au centre de l'attaque sud-africaine, lancée par un demi de mêlée de talent, Fourie du Preez.

Ce début de Coupe du monde a également consacré les ailiers-finisseurs: Bryan Habana et JP Pietersen (Afrique du Sud), Vincent Clerc (France), Drew Mitchell (Australie) et Doug Howlett (Nouvelle-Zélande).

Canada-Japon et Roumanie-Portugal

Après une journée de repos le Mondial de Rugby reprend ce mardi avec deux matchs, Canada - Japon à 18 heures à Bordeaux et Roumanie - Portugal à 20 heures à Toulouse.


Le XV du Canada, réputation en jeu, entend faire au moins aussi bien que ses prédécesseurs en Coupe du monde, soit ramener une victoire que lui disputera chèrement un Japon même diminué, à Bordeaux (18H00 française, 16H00 GMT), dans ce duel d'éliminés de la poule B.

Trois défaites en trois matches pour les Japonais, deux en deux matches pour les Canadiens derniers de la poule, et des regrets de part et d'autre.

Quant aux Roumains, quatre jours avant d'affronter, toujours à Toulouse, la Nouvelle-Zélande déjà qualifiée pour les quarts de finale et assurée de la première place du groupe, ils voudront prouver qu'ils valent mieux que leurs premiers résultats (défaites face à l'Italie et l'Ecosse) dans le Mondial-2007.

Les équipiers du 3e ligne de Perpignan (Top 14) Ovidiu Tonita, désigné capitaine en remplacement de Sorin Socol, voudront confirmer qu'ils sont bien, en dehors des équipes participant au Tournoi des six nations, la meilleure sélection européenne. Pour cet avant-dernier match de la compétition, le manageur Robert Antonin et l'entraîneur Daniel Santamans ont procédé à sept changements.

Face à eux, le Portugal, seul novice dans le Mondial-2007, est privé de son capitaine, le 3e ligne Vasco Uva, victime d'une fracture de la main gauche, et aligne une équipe remaniée avec quatre changements par rapport à celle qui a été largement défaite (5-31) par l'Italie.C'est ainsi que Joaquim Ferreira est titularisé au talonnage, Pedro Leal remplace Pedro Cabral à l'arrière, tandis que Miguel Portela occupe le poste d'ailier droit. C'est à Diogo Coutinho que revient le privilège de remplacer Vasco Uva en 3e ligne.

mardi 4 septembre 2007

Equipe d'Ecosse : presentation









- Nombre de participations: 5

- Meilleur résultat: Demi-finale 1991

- Sélectionneur: Franck Hadden

- Capitaine: Chris Paterson

- Hymne: Flower of Scotland

- Emblème: Le chardon

OU EN EST L'ECOSSE?
Moribonde et bonne dernière lors du Tournoi 2007, l'Ecosse n'est vraiment pas en forme à l'heure d'aborder cette Coupe du monde. Les plus fervents supporters ont même du mal à suivre et les deux rencontres programmées à Murrayfield (contre la Roumanie et la Nouvelle-Zélande) sont soldées pour tenter de faire le plein du stade d'Edimbourg. Un sursaut est bien entendu attendu, escompté, espéré en haut lieu car l'Ecosse ne figure même plus dans le Top 10 du classement mondial de l'IRB. Le pays de la duchesse Anne pointe à une terrible onzième place derrière les Samoa ! Son manque de puissance sur le terrain est toujours aussi patent, et ses finances ne lui permettent plus de voir l'avenir sous un beau jour. Désormais, l'impression demeure que seul un miracle pourrait sortir cette nation historique du rugby de l'impasse.

L'OBJECTIF
Dans la poule où figurent la Nouvelle-Zélande et l'Italie, l'Ecosse pourrait bien réaliser son plus mauvais parcours depuis la création de la compétition. Mais l'objectif est bel et bien de réaliser un exploit en sortant de l'autre poule de la mort. Il sera en tout cas très difficile de faire aussi bien qu'en 1991.

LA STAR: Simon Taylor
Le futur joueur du Stade français, Simon Taylor, 54 sélections, sort du lot du côté des Ecossais. Grand (1,93m), puissant (104kg), il est l'un des plus talentueux de sa génération. Il est l'un des seuls en tout cas à avoir participé à la dernière tournée des Lions britanniques en 2004. Malgré sa présence au sein de l'effectif écossais, il aura bien du mal à redorer le blason.

JOUEURS A SURVEILLER: Les frères Lamont
Sean et Rory. L'aîné compte 31 sélections, le cadet dix. La fratrie Lamont constitue la principale force de frappe offensive du XV du chardon. Sean Lamont, qui évolue à Northampton, avait frappé les esprits des supporters et des joueurs français en inscrivant les deux essais écossais face à la France en 2006. Rory est lui arrivé plus tard au sein de la sélection, mais son talent n'en est pas moindre. Aligné à l'arrière lors du dernier match de préparation des Ecossais face aux Sud-Africains au mois d'août dernier, Rory Lamont fut l'un des seuls à tenter de proposer des solutions à ses coéquipiers.

LE SELECTIONNEUR: Franck Hadden
Le successeur de Matt Williams en 2005 (qui avait succédé en 2003 à l'emblématique Ian MacGeechan) avait bien commencé en 2006 avec deux victoires (sur la France et l'Angleterre). Malheureusement pour Franck Hadden, le manque de moyen a eu raison de l'enthousiasme des siens. Résolument tourné vers un discours optimiste à la veille d'affronter l'Italie mais aussi la Nouvelle-Zélande, Hadden espère "un exploit que les supporters ne seraient pas prêts d'oublier". Pour l'y aider, Hadden peut s'appuyer sur les deux matchs qui se joueront à Murrayfield. Mais cela ne devrait pas être suffisant pour renverser la montagne néo-zélandaise.

France Ecosse : la composition des bleus


Bernard Laporte a dévoilé ce lundi matin le XV de France qui débutera la Coupe du monde face à lArgentine, vendredi. Cédric Heymans est titulaire à l'arrière et Rémy Martin accompagnera Serge Betsen et Imanol Harinordoquy en troisième ligne.

Pour affronter les Pumas d'Argentine, Bernard Laporte et Jo Maso ont donc décidé de confier les clés du camion à la charnière qui avait fait mouche lors du dernier Tournoi, soit Pierre Mignoni-David Skrela, reléguant ainsi Frédéric Michalak, star du Mondial 2003, sur le banc. Cette décision ne faisait que peu de mystère, mais le voile est désormais levé. Lors de l'annonce du premier XV de France pour la Coupe du monde, le regard s'est également porté immédiatement sur le poste d'arrière, mais aussi sur la troisième ligne.

Décevant lors des matchs de préparation, le seul arrière de métier du XV de France, Clément Poitrenaud est écarté. Non seulement du XV de départ, mais tout simplement des 22. Un coup dur pour le Toulousain qui a déjà endossé le rôle de "coiffeur" lors du Mondial 2003. Un coup dur aussi parce que c'est son copain et coéquipier Cédric Heymans, essayé une seule fois à ce poste au niveau international, qui lui a été préféré.

Martin double Dusautoir

L'autre casse-tête de Bernard Laporte touchait la troisième ligne. Le dernier entraînement en opposition laissait présager que Thierry Dusautoir avait une sérieuse carte à abattre. Finalement, c'est sur la puissance du Parisien Rémy Martin qu'ont décidé de s'appuyer les membres du staff pour faire plier la charnière argentine. Malgré sa bévue marseillaise, Imanol Harinordoquy endossera le maillot de numéro huit. Rampe de lancement de la touche tricolore, il sera associé à son coéquipier de Biarritz, Serge Betsen.

Pour le reste de l'équipe, pas de surprise. Le capitaine Raphaël Ibanez poussera aux côtés des expérimentés Olivier Milloud et Pieter De Villiers, retenu malgré son manque de compétition. La deuxième ligne sera composée de Thion et Pelous, attelage étincelant du XV de France depuis le Mondial 2003. Opéré des adducteurs en mai dernier, Damien Traille tient enfin sa revanche - toujours par rapport à la Coupe du monde en Australie où il avait pris place dans les tribunes. Le Biarrot sera associé à l'indéboulonnable Yannick Jauzion.

Aux ailes, vu que Cédric Heymans est retenu à l'arrière, Aurélien Rougerie prend une aile quand le "papa" des lignes arrières, Christophe Dominici, est placé de l'autre côté. Bref, pour débuter sa Coupe du monde, le XV de France va s'appuyer sur un pack solide et expérimenté, renforcé par un banc où figurent cinq avants pour deux arrières.

Deux arrières sur le banc

La première composition du XV de France, même si Bernard Laporte et Jo Maso ont insisté sur l'importance des remplaçants et des huit joueurs ne figurant pas dans les 22, lève le voile sur la répartition des rôles. Le staff a beau souligner le fait que cette équipe est appelée à évoluer, les premiers constats s'imposent d'eux-mêmes. Ainsi, Dimitri Szarzewski est numéro 2 des talonneurs écartant Sébastien Bruno. Jean-Baptiste Poux a été préféré au dernier arrivant dans le groupe, Nicolas Mas, malgré ses bonnes prestations à Marseille et Cardiff.

Sébastien Chabal conserve son habit "d'impact player", écartant des 22 Lionel Nallet, auteur d'un Tournoi 2007 très solide. Au niveau des trois-quarts remplaçants, la charnière toulousaine Jean-Baptiste Elissalde et Frédéric Michalak prend les deux places restantes. David Skrela et Cédric Heymans seront chargés de couvrir les éventuels coups durs. Mais il ne faut pas parler tout de suite de coup dur... puisque comme l'a dit Bernard Laporte aujourd'hui dans Midi Olympique nouvelle formule: "Que le 7 septembre soit une journée en bleu". Soit !

LE XV TITULAIRE: Heymans - Rougerie, Traille, Jauzion, Dominici - Skrela (o), Mignoni (m) - Martin, Harinordoquy, Betsen - Thion, Pelous - De Villiers, Ibanez (cap), Milloud

REMPLACANTS: Szarzewski, Poux, Chabal, Bonnaire, Dusautoir, Elissalde, Michalak

NE SONT PAS DANS LES 22: Clerc, Marty, Beauxis, Nyanga, Nallet, Bruno, Mas, Poitrenaud

mercredi 29 août 2007

Le phenomene Chabal








Phénomène médiatique depuis le début de la préparation, Sébastien Chabal a enfin joué quatre-vingt minutes face au pays de Galles. Un véritable test pour le deuxième ligne reconverti.

Il est parti se ressourcer en famille. Sébastien Chabal a rejoint la tannière et a promis de ne pas en sortir pendant deux jours. Quarante huit heures pour se ressourcer loin des projecteurs. Il est même parti avec le sourire, content d'avoir encore marqué des points à Cardiff. Alors que, positionné en deuxième ligne, le joueur de Sale devait connaître l'enfer de la mêlée pendant quatre-vingt minutes.

Sébastien Chabal a donc poussé pendant toute la partie derrière son pilier gauche et la mêlée française n'a pourtant pas chaviré. Bernard Laporte ne disait pas le contraire lors de la conférence de presse d'après-match : "Il a contribué à la bonne tenue en mêlée".

Voilà une nouvelle rassurante pour le staff tricolore qui est maintenant certain de pouvoir compter sur quatre joueurs de deuxième ligne. "J'ai vu que je tenais en mêlée, assurait de son côté Sébastien Chabal. Il y en a pourtant eu beaucoup mais j'ai trouvé mes repères."

Le joker idéal

Il a donc fait le métier : pousser, sauter, plaquer. En revanche, "l'anesthésiste" était au chomage technique. En première période, il s'est proposé pour partir dans des courses dévastatrices. Sans succès. Deux en-avant, un troisième ballon échappé, le Millennium était soulagé.

Sébastien Chabal a perdu son énergie dans les tâches obscures réservées aux deuxième ligne. Mais il s'est attaché à y être performant. Dès les premières minutes, dans son nouveau rôle de premier sauteur, il récupèrait un ballon sur lancer gallois. Après, il s'efforçait de suivre le rythme effréné de plaquage de son collègue Jérôme Thion. Pour rester dans le style Chabal, il ajoutait deux cartouches spectaculaires. La deuxième période fut plus compliquée pour l'ancien berjallien. La fatigue commençant à se faire sentir, les occasions de se montrer se sont faites beaucoup plus rares.

Ce test grandeur nature aura néanmoins permis de confirmer les aptitudes de Sébastien Chabal pour jouer au poste de deuxième ligne même si, sur quatre-vingt minutes, il a perdu son efficacité offensive. En revanche, Bernard Laporte doit être satisfait de possèder un tel joker dans son jeu.

Fin des test matchs et soulagement....

Le XV de France a achevé sa campagne de matches préparatoires à la Coupe du monde par un large succès dimanche au pays de Galles (34-7), qui permet d'entretenir une dynamique victorieuse et de raviver la concurrence avant le match d'ouverture du Mondial, face à l'Argentine, le 7 septembre au Stade de France.


Les clignotants sont au vert. Comme face à l'Angleterre, battue 21 à 15 le 11 août à Twickenham et 22 à 9 le 18 août à Marseille, les Français ont étalé les mêmes dispositions défensives, même s'ils ont concédé leur premier essai en trois matches, inscrit par le Gallois James Hook (40e).

Bousculé à Twickenham, mais conquérant à Marseille, le pack français, largement replâtré, avec notamment Sébastien Chabal en deuxième ligne et Nicolas Mas comme pilier gauche, a avancé sous les lumières du Millennium de Cardiff, dont le toit avait été fermé. Officiellement pour éviter les effets de la chaleur !

La performance du pack, qui doit être relativisée au vu de la faiblesse structurelle des Gallois, notamment en mêlée fermée, a permis au XV de France de donner beaucoup de volume au jeu.

"Il y a eu beaucoup d'enthousiasme de notre part sur les intentions défensives et offensives", s'est félicité l'entraîneur Bernard Laporte.

Sur le plan individuel, Cédric Heymans, habituel ailier aligné pour la première fois à l'arrière, a sans doute marqué des points précieux, grâce notamment à son placement et son assurance sur les ballons aériens. Il se pose désormais en concurrent sérieux de Clément Poitrenaud.

"Il a été bon sur le placement et le jeu au pied, a concédé Laporte. Je suis persuadé qu'un joueur capable de jouer à l'aile au niveau international est également capable de jouer arrière".

Outre Heymans, Serge Betsen, auteur d'une performance énorme pour fêter son premier capitanat, et Thierry Dusautoir, qui poussa quelques charges dévastatrices en fin de match, ont été les bénéficiaires du déplacement au pays de Galles, avec, à un degré moindre, Lionel Beauxis, auteur de 12 points et d'un quasi sans-faute au pied.

En revanche, Sébastien Chabal, titulaire pour la première fois en deuxième ligne, a été très intermittent. Il devra sans doute se contenter d'un rôle de "joueur d'impact", face aux Argentins.

"Il y a trente joueurs en compétition réelle, a poursuivi Laporte. Maintenant, c'est à nous de faire les choix".

Au moment de trancher, l'entraîneur du XV de France et ses adjoints pourront se repasser certains enchaînements déroulés sur la pelouse du Millennium. Si beaucoup avortèrent pour des fautes de main ou des mauvais choix, les Français sont parvenus à inscrire quatre essais. Dont un sur lancement de jeu après touche, un secteur stigmatisé après le succès sur les Anglais à Marseille.

Ainsi, après une conquête de Dusautoir et un premier temps de jeu initié par David Skrela, Aurélien Rougerie inscrivit le deuxième essai du match, après une remise intérieure de Lionel Beauxis (53e).

Cet essai scella définitivement le cours du match, que les Français maîtrisèrent pendant quatre-vingts minutes, dans une atmosphère confinée et feutrée.

Ils comptaient déjà dix longueurs d'avance à la mi-temps (17-7), grâce notamment à deux essais de Jérôme Thion, en force (13e), et Pierre Mignoni, à la suite d'un contre d'Harinordoquy sur Peel (33e).

Le quatrième essai, inscrit sur la dernière action du match par le talonneur Sébastien Bruno contribua à donner une ampleur considérable au succès français. Et à symboliser une fois de plus le rôle essentiel joué par les remplaçants dans le "rugby à 22".

Trois succès, aucun joueur blessé, 30 titulaires potentiels... Le XV de France achève ses trois matches de préparation sur une note très positive. Mais un premier écueil approche. L'annonce du groupe des 22 retenus pour affronter les Pumas Argentins est prévue le lundi 3 septembre. Il y aura des mécontents.
(source AFP)

Vente de places pour la Coupe du Monde

Les 15000 places restantes pour les demi-finales et la finale seront mis en vente aujourd'hui à 10h (sites internet et téléphone). Un second contingent de places pour les autres matchs sera mis en vente demain. Depechez vous donc...